06 Juin 2018

MYOC rencontre CitizenLab !

MYOC a rencontré Julien Joxe de CitizenLab, une plateforme de "participation citoyenne prête à l’emploi pour les collectivités locales". Cette start-up partage avec MYOC son attachement au mouvement des Civic Techs. Les Civic quoi ? Les Civic Techs, c’est l’ensemble des nouvelles technologies mises au service de la citoyenneté.

CitizenLab, tout comme MYOC, utilise la technologie pour renforcer le lien démocratique entre les citoyens et les mandataires politiques. Nos deux initiatives tentent de redonner du pouvoir au citoyen, l’une par le biais de la participation, l’autre par l’accès à l’information. CitizenLab travaille aujourd’hui dans huit pays du monde, comptant 72 communes et gouvernements. En Belgique, ils ont développé des projets dans les villes de Liège, Mons et Namur.

S’impliquer dans la vie locale citoyenne


"Une distance s’est créée entre le citoyen et les institutions, explique Julien Joxe de CitizenLab. Et en même temps le citoyen a toujours l’envie et la volonté de s’engager auprès des pouvoirs locaux : il aimerait s’impliquer dans la vie locale citoyenne mais n’a pas forcément le temps". CitizenLab vient pallier ce manque de temps en engageant les citoyens autrement… en ligne ! La plateforme permet d’abroger les barrières de temps et d’espace : "On peut se connecter à n’importe quelle heure, commenter n’importe quand. On peut le faire depuis chez soi comme depuis son trajet en bus pour aller au travail", ajoute Julien.


 


Une méthode de participation qui se veut accessible et intelligente : accessible car responsive – c’est-à-dire lisible sur tablettes, smartphones, ordinateurs – et intelligente parce qu’elle regroupe et analyse les données afin de permettre aux politiques de prendre de "meilleures" décisions.


 


CitizenLab se veut à double sens : à la fois top-down puisqu’ils offrent la possibilité aux politiciens de consulter les citoyens sur des sujets très précis et cadrés comme l’aménagement d’un parc, et aussi bottom-up puisqu’ils organisent des consultations sur des thématiques plus générales comme avec leur projet "Réinventons Liège". Ils ont récolté plus de milles idées en douze semaines : 35 000 citoyens se sont connectés à leur plateforme et ont voté – CitizenLab enregistrait 95 000 votes. Résultat, en novembre dernier, la ville de Liège mettait 12 millions d’euros sur la table.


 


© CitizenLab

"70% de nos utilisateurs ont moins de 44 ans"


 Convaincu que tout ce qui s’inscrit dans le mouvement des Civic Techs peut devenir une nouvelle solution à la démocratie participative, CitizenLab vient compléter les différentes options de participation qui existent déjà aujourd’hui, par l’organisation d’ateliers citoyens, de consultations hors ligne ou encore d’enquêtes papier. Le grand succès de la start-up tient aussi du fait qu’ils ont réussi à toucher toutes les tranches d’âge de la société : "70% de nos utilisateurs ont moins de 44 ans, ça signifie que dans ces 70% il y a aussi des jeunes de 18 à 25 ans", indique Julien. En effet, la plateforme offre aux jeunes un bel outil pour faire entendre leurs voix. Il précise : "Cela signifie aussi que 30% de nos utilisateurs ont plus de 44 ans". Pour le projet à Marche-en-Famenne par exemple, ils se sont rendus dans les maisons de retraite et dans les écoles avec des tablettes. Jeunes et moins jeunes sont définitivement séduits par l’initiative.


 


Tout comme MYOC, CitizenLab met l'accent sur l'ergonomie de son outil. La plateforme est simple d'utilisation. Et Julien d’ajouter : "Les villes demandent de plus en plus à se reconnecter avec leurs citoyens et les citoyens cherchent à faire entendre leur voix auprès de leur administration". Les outils digitaux permettent une nouvelle manière plus rapide et plus franche de communiquer avec les politiques et de vivre sa citoyenneté : plus il y a d’engagement, plus il y a d’inclusion et d’efficacité côté administration.


 


La plateforme et les initiatives qui en sont nées ont déjà touché plus de 10% de la population belge. CitizenLab a su réellement imposer la légitimité et l’utilité de sa plateforme. "Ce qui est important, terminera Julien, c’est de cibler ce qu’il va y avoir pour les citoyens en bout de chaine : il faut dès le début les éclairer sur quelles sont les démarches qui vont être prises dans le processus de démocratie participative et qu’est-ce qui ressortira au final de cette consultation, afin qu’ils puissent voir l’aspect concret de la plateforme." Eviter le participative washing, pourrait-on dire.


 


© CitizenLab

Deux plateformes complémentaires


CitizenLab a mis en place les outils nécessaires pour s’engager d’une nouvelle manière : tirer profit du monde digital pour faire évoluer nos démocraties. C’est aussi ce que nous essayons de créer avec MYOC.be. Nos deux plateformes se complètent : quand l’une utilise le digital au service de la participation, l’autre s’en sert pour transmettre l’information.


Une chose est sûre, les jeunes se bougent pour redynamiser nos démocraties et on ne peut que s’en réjouir.


MYOC vous invite à découvrir sans plus tarder la plateforme de CitizenLab et leur blog qui vaut le détour. 

Zoé Devaux , Attaché de presse & Content manager

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